Les statistiques chypriotes ci-dessous couvrent la zone de la République de Chypre contrôlée par le gouvernement, et non l’ensemble de l’île. Il s’agit d’une analyse générale, et non de conseils personnels en matière d’investissement, de fiscalité ou d’immigration.
Construire davantage ne signifie pas nécessairement avoir trop de logements
Une envolée des logements autorisés peut ressembler au début d’un excès d’offre. Elle peut aussi signifier que les promoteurs essaient de rattraper une demande qui a déjà augmenté.
C’est la question à laquelle Chypre fait face. La demande de logements provient des résidents locaux, des ménages qui s’installent dans le pays, des travailleurs et entreprises internationaux, et des acheteurs qui ne prévoient pas d’y vivre en permanence. Le pipeline de construction autorisée s’élargit, mais une autorisation de construire n’est pas un logement achevé.
La Central Bank of Cyprus a fait état d’une hausse annuelle des prix de l’immobilier résidentiel de 8,5 % au deuxième trimestre de 2026 et a décrit une forte demande, notamment de la part des acheteurs étrangers. Son indice utilise des évaluations immobilières ; rien ne garantit qu’un bien particulier se vendra à un prix suggéré par l’indice. [1]
Plus tôt en 2026, l’IMF décrivait une modération de la hausse des prix des logements et un marché en voie de stabilisation. Cette évaluation a été achevée en mai, avant la publication ultérieure relative au deuxième trimestre. Les rapports couvrent des périodes d’information différentes ; aucun des deux ne justifie de supposer une tendance immuable. [7]
La question d’investissement est donc conditionnelle : si les ménages supplémentaires et la demande dans les emplacements recherchés augmentent plus vite que les logements adaptés ne deviennent disponibles, les prix pourraient continuer à monter même si la construction progresse. Rien ne garantit que les prix continueront à monter.
Ce que nous disent les chiffres de la demande
Entre janvier et août 2026, 13 288 contrats de vente ont été déposés, contre 11 689 sur la même période de 2025 : une hausse d’environ 13,7 %. Les enregistrements de biens faisant l’objet de contrats de vente à des acheteurs étrangers sont passés de 4 619 à 5 562, soit environ 20,4 %. Diviser le nombre de biens associés à des étrangers par l’ensemble des contrats déposés donne des ratios d’environ 41,9 % à l’échelle nationale et de 70,5 % dans le district de Paphos. Comme le numérateur compte des biens et le dénominateur des contrats, ce sont des indicateurs de l’activité associée à des étrangers, et non des parts exactes d’acheteurs individuels ou d’achats de logements finalisés. Les deux séries couvrent tous les types de biens, et pas seulement les logements. [2–4]
Acheter n’est pas la même chose que migrer. Un acheteur étranger peut être un résident déjà installé, un investisseur, un propriétaire de résidence de vacances ou une personne qui s’installe à Chypre. De même, une personne peut s’installer à Chypre et louer plutôt qu’acheter. Ajouter chaque achat étranger au décompte migratoire compterait certaines personnes deux fois et en classerait d’autres à tort.
La dernière série migratoire annuelle complète utilisée ici porte sur 2024 : 40 471 immigrants de longue durée et 26 883 émigrants, soit un solde migratoire de 13 588 personnes. Le total comparable était de 13 782 en 2023. C’est un solde migratoire positif, et non un indice d’accélération d’une année sur l’autre. La mesure inclut les citoyens chypriotes et étrangers qui se déplacent pour au moins un an, et non les arrivées touristiques. [5]
Une estimation de population plus récente et provisoire situe la population à la fin de 2025 à 996 600 habitants, contre 983 000 en 2024 : une hausse d’environ 1,4 %. La croissance de la population n’est pas la même chose que le solde migratoire des étrangers ou les ménages supplémentaires ; cette mise à jour ne peut donc, à elle seule, identifier ni l’un ni les autres. [20]
La distinction compte : les données récentes d’achat montrent un renforcement des achats étrangers, mais elles n’établissent pas que l’afflux de ménages résidents supplémentaires s’est accéléré en 2026.
Plusieurs raisons de s’installer — pas seulement un incitatif
Les entreprises détenues par des étrangers et l’activité technologique soutiennent l’emploi et la demande d’hébergement. Le bulletin de la banque centrale de juin 2026 examine les arrivées de travailleurs étrangers ainsi que les risques que les tensions régionales font peser sur l’activité économique et le tourisme. [6]
Le traitement fiscal peut aussi influencer les décisions d’installation. Chypre a largement préservé son régime non-domicile dans la réforme de 2026, selon l’évaluation de l’IMF. Il ne s’agit ni d’une exonération de tous les impôts ni d’un avantage automatique lié à l’achat d’un logement. L’éligibilité, la nature des revenus et les obligations fiscales ailleurs comptent. [7]
Le programme de résidence pour investisseurs ressortissants de pays hors UE ajoute un autre incitatif. Dans sa catégorie immobilière résidentielle, l’exigence générale est une première vente par une société de promotion pour un minimum de 300 000 € plus TVA, avec des conditions de revenu et d’autres exigences. Il s’agit d’une voie d’accès à la résidence, et non à la citoyenneté ou à un droit général à l’emploi à Chypre ou ailleurs dans l’UE ; des restrictions d’emploi propres au programme et des exceptions limitées s’appliquent. Un permis approuvé n’établit pas, à lui seul, qu’un ménage a effectivement déménagé. [8]
La situation géographique, le climat et la proximité d’Israël peuvent également influencer les ménages et les retraités. Ces attraits existent aujourd’hui ; rien ne garantit qu’ils continueront d’attirer des personnes au même rythme. L’emploi, les coûts du logement, les politiques publiques et les conditions régionales peuvent modifier les arrivées comme les départs.
Ce que l’expérience des Émirats arabes unis peut — et ne peut pas — dire à Chypre
Les gros titres sur la sécurité ne se traduisent pas automatiquement par des départs définitifs. Un résident ayant un emploi, une entreprise et une vie établie fait face à une décision différente de celle d’un touriste annulant un voyage.
Les éléments étayant cette distinction aux Émirats arabes unis sont limités. Le 18 mars 2026, Knight Frank a indiqué que ses équipes de Londres et des Émirats arabes unis n’avaient pas observé de vaste mouvement d’installation au Royaume-Uni. Elles avaient constaté une hausse modeste des retours temporaires depuis Dubaï, particulièrement parmi les familles avec de jeunes enfants, ainsi que des hésitations chez les personnes envisageant d’arriver. Il s’agissait d’observations précoces des équipes d’une agence immobilière en contact avec les clients, et non d’une mesure représentative du maintien des résidents dans l’ensemble des Émirats arabes unis. [9]
Notre précédent article sur Dubaï examinait comment des arrivées continues peuvent soutenir la demande même lorsque d’autres résidents étrangers partent. C’est un mécanisme différent du maintien des mêmes résidents pendant toute la durée d’un conflit ; les deux ne devraient pas être confondus. [10]
Pour Chypre, cela étaye une hypothèse qui mérite d’être testée : les résidents déjà installés pourraient conserver leur base à long terme pendant une période d’incertitude régionale. Cela n’établit pas que Chypre se comportera comme Dubaï. Les résidents étrangers et les citoyens chypriotes peuvent réagir différemment, et l’emploi, la sécurité, la connectivité et la durée des perturbations peuvent modifier leurs décisions. Les flux de résidents, les logements occupés et la demande locative peuvent permettre de tester la résilience de la demande de logements. Établir si les mêmes résidents sont restés nécessiterait de suivre ces résidents dans le temps ; les arrivées et départs agrégés ne peuvent distinguer le maintien du remplacement.
L’offre de logements est-elle déjà en train de rattraper la demande ?
La comparaison utile porte sur les ménages supplémentaires et les logements devenant disponibles, et non sur des dizaines de milliers de migrants individuels face à des milliers de permis de construire.
| Année | Logements nouvellement achevés | Ménages supplémentaires nets, d’après les estimations de fin d’année |
|---|---|---|
| 2022 | 8 820 | Environ 10 400 |
| 2023 | 8 173 | Environ 9 700 |
| 2024 | 8 692 | Environ 6 600 |
| Total sur trois ans | 25 685 | Environ 26 700 |
Sources : séries de construction et de ménages de CYSTAT. Les estimations de ménages en fin d’année pour 2021–2024 sont de 360 300, 370 700, 380 400 et 387 000 ; leurs différences successives donnent les ajouts ci-dessus. Ce sont des variations nettes d’estimations arrondies à la centaine la plus proche, et non un décompte direct des ménages nouvellement constitués. Leur estimation et leur arrondi appellent à la prudence dans l’interprétation du changement d’une seule année. La différence avec les logements achevés bruts n’est pas un décompte de logements manquants. [11–12]
Le ratio de l’estimation de population totale de CYSTAT à son estimation de ménages est passé d’environ 2,58 en 2021 à 2,56 en 2022 et à 2,54 en 2023, puis est resté à environ 2,54 en 2024. Cette évolution décrit les estimations publiées ; elle n’établit pas leur méthode de calcul et ne mesure pas directement les changements de comportement des ménages. [12,21]
Sur les trois années, les ménages supplémentaires estimés ont légèrement dépassé les logements achevés. D’après les estimations de CYSTAT, les achèvements de 2024 ont dépassé l’augmentation des ménages de cette année, sous réserve des limites ci-dessus. Les éléments disponibles ne montrent pas que la demande a dépassé la construction chaque année et n’établissent pas une pénurie nationale actuelle.
Ce n’est pas non plus un bilan complet du logement. Les démolitions, les conversions, les logements auparavant vides remis en usage, les résidences secondaires, la localisation, l’accessibilité financière et le report de la vie en logement indépendant comptent aussi. Les achèvements passés mesurent la production, et non la capacité maximale de construction du pays.
Le pipeline prévu augmente. Les permis couvraient 16 171 logements en 2025, contre 11 329 en 2024. En janvier–mai 2026, les logements autorisés ont atteint 8 978, contre 5 484 un an auparavant, soit une hausse de 63,7 %. Cinq mois ne devraient pas être extrapolés mécaniquement en prévision annuelle. Les changements du système d’autorisation et le traitement de demandes plus anciennes affectent aussi le calendrier de ces statistiques. [13–14]
Tous les projets autorisés ne seront pas achevés, et ceux qui le seront pourront mettre des années à arriver sur le marché. La banque centrale relève des pénuries de main-d’œuvre dans la construction et des pressions sur les coûts, mais elle n’établit pas de plafond fixe du nombre de logements que Chypre peut construire. [1]
Des terrains disponibles ne sont pas non plus la même chose que des logements viabilisés et financés près des emplois. Avec le temps, la capacité à élargir l’offre pourrait atténuer la pression sur les prix. L’investissement en infrastructures fait partie de ce processus : le programme gouvernemental de 2026 comprend des capacités supplémentaires de dessalement. Cela n’établit pas une contrainte pesant sur un projet résidentiel particulier. [15]
Cinq scénarios illustratifs pour 2027–2028
Ce sont des exercices de sensibilité utilisant des données publiques, et non des prévisions, des probabilités ou des objectifs de prix. Leur point de référence est la moyenne de 2022–2024 : environ 8 900 ménages supplémentaires nets et 13 670 migrants nets de nationalité étrangère par an. Ce dernier chiffre exclut les citoyens chypriotes et diffère donc des chiffres de migration totale ci-dessus. La référence de ménages plus basse fondée uniquement sur 2024 produit des résultats sensiblement différents, présentés ci-dessous. [12,16–17]
Pour cet exercice, les variations du solde migratoire étranger sont traduites en équivalents de ménages en utilisant 2,57 personnes, la taille moyenne des ménages du recensement de 2021. C’est une valeur de substitution, et non une moyenne mesurée pour les nouveaux migrants. Seule la variation par rapport à la référence migratoire est ajoutée à la base existante de l’ensemble des ménages, pour éviter un double comptage. Le calcul est : ajouts annuels de ménages = ajouts de ménages de référence + (solde migratoire étranger annuel supposé − solde migratoire étranger de référence) ÷ 2,57. Les autres contributions implicites dans la base sont maintenues constantes ; elles ne sont ni mesurées séparément ni identifiées comme ménages locaux. Rejoindre des ménages existants, partager un logement et les différences de structure des ménages entre arrivants et partants peuvent modifier la relation réelle. [18]
Des achèvements annuels de 9 000, 12 000 et 15 000 sont des hypothèses à tester, et non des prévisions de livraison. Un niveau migratoire supérieur de 25 % signifie le même niveau annuel élevé dans chacune des deux années, et non une croissance annuelle composée. Un niveau inférieur de 50 % signifie encore un solde migratoire positif, et non un solde sortant ou le départ de la moitié de la population étrangère.
| Cas illustratif | Solde migratoire étranger par rapport à la référence | Achèvements supposés par an | Ménages supplémentaires nets sur deux ans | Achèvements bruts sur deux ans |
|---|---|---|---|---|
| Continuité | Inchangé | 9 000 | Environ 17 800 | 18 000 |
| La migration se renforce ; les livraisons peinent | 25 % supérieur | 9 000 | Environ 20 500 | 18 000 |
| Migration et livraisons augmentent ensemble | 25 % supérieur | 12 000 | Environ 20 500 | 24 000 |
| Les livraisons accélèrent | Inchangé | 15 000 | Environ 17 800 | 30 000 |
| La migration faiblit ; les projets s’achèvent | 50 % inférieur | 12 000 | Environ 12 500 | 24 000 |
Dans le cas de continuité, les ajouts nets de ménages et les achèvements bruts de logements sont numériquement proches, avant prise en compte des changements du parc existant et des usages des nouveaux logements. Si la migration se renforce tandis que les achèvements stagnent, la pression pourrait persister. C’est le cas constructif : davantage de grues ne signifie pas nécessairement davantage de logements adaptés aux besoins des résidents.
Dans le troisième cas, sous une hypothèse simplificatrice d’un ménage par logement, les ménages supplémentaires calculés représentent environ 85 % des achèvements bruts. C’est un ratio illustratif, et non un objectif d’occupation ou un seuil d’équilibre du marché. Les résidents existants peuvent emménager dans de nouveaux logements et libérer des logements anciens pour des ménages supplémentaires ; il n’est pas nécessaire que ces ménages supplémentaires occupent directement les nouveaux logements achevés. Certains ménages statistiques peuvent aussi partager un logement. [18]
Les résultats dépendent sensiblement de la période de référence. Utiliser 2024 seule réinitialise les deux données d’entrée à 6 600 ménages supplémentaires nets et 12 914 migrants nets de nationalité étrangère par an. Dans le cas d’une migration supérieure de 25 %, cela abaisse l’estimation de ménages sur deux ans d’environ 20 500 à environ 15 700. Face à 18 000 achèvements, cela inverse la comparaison numérique : environ 2 500 ménages de plus avec la référence sur trois ans deviennent environ 2 300 de moins avec la référence limitée à 2024. Aucune des deux comparaisons ne mesure une pénurie ou un surplus réels, et la référence limitée à 2024 hérite des limites de l’estimation de ménages signalées précédemment.
Une hypothèse différente de taille des ménages modifie aussi la sensibilité migratoire. Ces choix sont des raisons de tester les scénarios, et non de traiter une seule ligne comme l’issue la plus probable.
Les deux derniers cas pourraient accroître la concurrence entre vendeurs et bailleurs. Les écarts ne sont pas des prévisions de logements vides : le parc existant, la demande de résidences de vacances, les démolitions, la localisation, le pouvoir d’achat et les réactions des promoteurs ne sont pas quantifiés. Cet exercice ne convertit pas non plus un écart entre ménages et achèvements en variation en pourcentage des prix.
Et les loyers ?
L’indice RICS/KPMG a enregistré une hausse annuelle des valeurs locatives des appartements de 7,36 % au deuxième trimestre de 2026. Il utilise des biens de référence et des évaluations professionnelles, et non chaque contrat de location ou une mesure exhaustive de l’occupation. [19]
Les scénarios ci-dessus incluent des ménages acheteurs et des ménages locataires. Évaluer la pression sur les loyers exige une distinction supplémentaire : combien de ménages supplémentaires louent, combien de logements entrent dans la location de longue durée ou en sortent, et dans quels emplacements et gammes de prix. Un travailleur partageant un appartement et un ménage cherchant une grande maison créent des types de demande différents.
Le marché dans son ensemble et votre futur acheteur sont deux questions différentes
Un incitatif à l’achat ne suit pas nécessairement un bien lors de sa vente suivante. L’exigence de première vente de la voie de résidence pour investisseurs immobiliers résidentiels distingue une vente éligible par un promoteur d’une revente ultérieure. Cela ne supprime pas la demande de revente, mais signifie que les motivations du prochain acheteur peuvent différer. [8]
La question pratique est de savoir qui voudrait le bien sans l’incitatif d’origine : un ménage local, un travailleur étranger, un retraité, un propriétaire de résidence de vacances ou un autre investisseur. La migration peut soutenir la demande tout en creusant les écarts d’accessibilité financière entre les acheteurs ayant des revenus à l’étranger et les résidents locaux. La demande de logements n’est pas une demande à n’importe quel prix.
Avant d’acheter, les vérifications utiles comprennent les ventes finalisées de biens comparables, les logements neufs et existants concurrents, les coûts d’entrée et de sortie, les loyers réalistes et le délai de vente probable. Un indice national en hausse ne crée aucune certitude quant au prix de revente d’un bien particulier.
De nouvelles hausses de prix sont plausibles ; la réponse de l’offre compte
Les chiffres n’imposent pas un récit d’excès d’offre. Les achats étrangers ont augmenté, plusieurs moteurs d’installation restent en place, et élargir le nombre de logements achevés prend du temps. De nouvelles hausses de prix ne seraient pas surprenantes là où la demande des résidents et des non-résidents dépasse les logements adaptés disponibles, même lorsque la construction augmente. Rien ne garantit que les prix continueront à monter : des livraisons plus rapides, de moindres ajouts de ménages ou un pouvoir d’achat réduit pourraient changer la donne. Le tableau des scénarios n’établit pas quelle issue est la plus probable.
L’affirmation plus forte — que la demande dépasse déjà la capacité totale de construction de Chypre — va au-delà des éléments disponibles. Une proposition plus restreinte est plus utile : dans certains emplacements et segments de logements, la demande pourrait rester en avance sur l’offre adaptée disponible si les ménages résidents supplémentaires et les autres acheteurs arrivent plus vite que cette offre n’augmente.
Les achèvements effectifs par district, les ajouts de ménages, le solde migratoire, la disponibilité locative et les conditions de revente sont les indicateurs qui peuvent tester cette proposition. Les prix seuls ne peuvent y répondre.
Vous pouvez consulter la Cyprus discussion in CASABROVA's guide for Israeli buyers pour les considérations connexes de fiscalité et d’achat transfrontaliers. Cet article ajoute une perspective de demande et d’offre.
Sources
- Central Bank of Cyprus, Residential Property Price Index, Q2 2026, released 24 September 2026: https://www.centralbank.cy/images/media/pdf/RPPI_2026Q2_ENG.pdf
- Department of Lands and Surveys, Contracts of Sale 2025–2026: https://portal.dls.moi.gov.cy/wp-content/uploads/2026/02/Contracts-of-Sale-2025-2026.pdf
- DLS, Foreign Buyers 2025: https://portal.dls.moi.gov.cy/wp-content/uploads/2025/02/Foreign-Buyers-Sales-and-Contract-of-Sale-2025.pdf
- DLS, Foreign Buyers 2026: https://portal.dls.moi.gov.cy/wp-content/uploads/2026/02/Foreign-Buyers-Sales-and-Contract-of-Sale-2026.pdf
- CYSTAT, Demographic Statistics 2024: https://library.cystat.gov.cy/NEW/Demographic_Statistics-2024-EN-191225.pdf
- CBC, Economic Bulletin June 2026: https://www.centralbank.cy/images/media/pdf/CBC_EB_ENG_JUNE_2026.pdf
- IMF, Cyprus 2026 Article IV, report completed 27 May and published June 2026, housing discussion p. 8 and tax-reform Box 3 p. 17: https://www.imf.org/-/media/files/publications/cr/2026/english/1cypea2026001.pdf
- Migration Department, Immigration Permits for Investors, category 2.1(A) and accompanying requirements: https://www.gov.cy/mip-md/en/documents/companies-investors-permanent-residence-3/immigration-permits-for-investors/
- Knight Frank, Conflict and mobility — early signals, 18 March 2026: https://www.knightfrank.co.uk/research/article/2026/3/conflict-and-mobility--early-signals-from-knight-frank
- CASABROVA, The Dubai Anomaly, 28 April 2026, conceptual comparison only, not a primary resident-retention statistic: https://casabrova.com/en/editorial/dubai-anomaly-expat-replacement-model
- CYSTAT, Construction and Housing Statistics, July 2026 workbook: https://library.cystat.gov.cy/NEW/CONSTRUCTION-1995_2025-EL-220726.xls
- CYSTAT household estimates, table 1820060E: https://cystatdb.cystat.gov.cy/api/v1/en/8.CYSTAT-DB/Population/Population/1820060E.px
- CYSTAT, Building Permits December 2025: https://www.gov.cy/en/economy-and-finance/building-permits-december-2025/
- CYSTAT, Building Permits May 2026, released 16 September: https://library.cystat.gov.cy/NEW/Building_Permits-May26-EN-160926.pdf
- Government's 55 actions for 2026: https://www.gov.cy/en/president-of-the-republic-presidency/the-55-government-actions-for-2026-announced-by-the-president-of-the-republic-of-cyprus/
- CYSTAT immigrants by citizenship, table 1840030E: https://cystatdb.cystat.gov.cy/api/v1/en/8.CYSTAT-DB/Population/Migration/1840030E.px
- CYSTAT emigrants by citizenship, table 1840050E: https://cystatdb.cystat.gov.cy/api/v1/en/8.CYSTAT-DB/Population/Migration/1840050E.px
- CYSTAT, Census 2021 final results: https://library.cystat.gov.cy/NEW/Census2021-Final_Results-EN-090824.pdf
- RICS/KPMG Cyprus Property Index, Q2 2026: https://www.rics.org/content/dam/ricsglobal/documents/reports/rics-kpmg-index-2026q2.pdf
- CYSTAT, De Jure Population by Sex, Annual, end-of-year total, table 1820010E, updated 9 July 2026; 2025 provisional: https://cystatdb.cystat.gov.cy/api/v1/en/8.CYSTAT-DB/Population/Population/1820010E.px
- CYSTAT, End of the Year De Jure Population by District (Urban/Rural Areas), Annual, table 1820055E, total population 2021–2024: https://cystatdb.cystat.gov.cy/api/v1/en/8.CYSTAT-DB/Population/Population/1820055E.px